23 déc. 2012

Bonnes Fêtes



JOYEUX NOËL


"BON BOUT D'AN"


BONNES FÊTES DE
FIN D'ANNEE A TOUS !!!



21 déc. 2012

La bûche de Noël


Le soir de Noël, en Provence, la tradition veut que l'on jette un peu de vin doux sur une grosse bûche dans la cheminée avant d'y mettre le feu, en prononçant ces mots:
"Diou nous faque la graci de veire l'an que ven,
Se sian pas maï que seiguen pas men"
(Dieu nous fasse la grâce de voir l'année qui vient
Et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins!)
Ce qui revient à dire ; s'il n'y a pas de naissance, qu'il n'y ait pas de décès au cours de l'année à venir.
C'est sans doute de là que vient la forme du gâteau qu'on appelle: la bûche de Noël.

19 déc. 2012

Naissance de Jésus

Extrait de l'Evangile selon Saint Luc :
"A cette époque-là parut un édit de l'empereur Auguste qui ordonnait le recensement de tout l'Empire. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville d'origine.  Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la famille et de la lignée de David. Il y alla pour se faire inscrire avec sa femme Marie qui était enceinte.
 Pendant qu'ils étaient là, le moment où Marie devait accoucher arriva, et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes.  Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau."

NOËL, c'est avant tout l'anniversaire de la naissance de Jésus de Nazareth, humble parmi les humbles...

12 déc. 2012

Mort de froid


Au-delà des frimas de l'hiver, où l'envol poétique du chant: "Vive le vent" de mon enfance résonne encore joyeusement à mes oreilles, un évènement m'interpelle.
La nuit dernière un SDF est mort de froid dans la rue à Marseille; la nouvelle n'a pris qu'une phrase, une ligne ou deux dans le vacarme des nouvelles si importantes dont on nous rebat les oreilles, luttes politiques, scandales financiers et autres...A l'heure des grands gaspillages qui se préparent au moment des fêtes de fin d'année, peut-être faut-il se dire que si des gens fouillent dans les poubelles, c'est qu'ils y trouvent de la nourriture et des vêtements !
Cet homme n'est pas vraiment mort de froid, il est mort d'Abandon, et sans doute y était-il pour quelque chose, mais je ne peux m'empêcher de penser à l'abbé Pierre et à sa main tendue...


10 déc. 2012

Flash météo


Il souffle un vent glacial sur la région de Marseille, les gabians ne savent plus où se mettre et volent dans tous les sens, au milieu des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, comme aurait dit ce cher Prévert...

Femme à l'ombrelle (1886)
CLAUDE MONET

4 déc. 2012

Sainte Barbe


Le 4 Décembre, jour de la Sainte Barbe, en Provence, on sème une poignée de grains de blé dans une soucoupe, remplie d'un épais tapis d'ouate que l'on arrose chaque jour jusqu'à  Noël; la tradition veut que si le blé pousse bien, l'année à venir sera bonne...
Sans doute était-ce, pour les anciens, une manière de tester la qualité du blé à planter...
Sainte Barbe s'était convertie au christianisme et son père l'avait enfermée dans une tour pour la punir et lui faire changer d'avis, mais devant son refus, il l'avait lui-même décapitée ! On raconte alors que la colère de Dieu  l'aurait frappé aussitôt d'un coup de foudre...
Ce qui explique peut-être que Sainte Barbe soit la patronne des pompiers...

28 nov. 2012

JO ROS


JO ROS a été prof puis éducateur pour jeunes en difficulté, aujourd'hui, il anime des ateliers d'écriture; écrit des recueils de poèmes et des romans.
"Le cahier déchiré" jette un regard sans concessions sur le poids des institutions, mais ni la faiblesse, ni la lassitude ne triompheront de la soif de vivre...

22 nov. 2012

Je viens du Sud


Une chanson qui parle des gens du Sud, et qui m'a toujours beaucoup touchée...sans doute parce que je me retrouve dans ses paroles...

18 nov. 2012

Carré des écrivains 2012


MERCI à tous les amis connus ou inconnus qui sont passés me voir le samedi 17 ....
Ce fut un beau moment de rencontres et d'échanges !

30 oct. 2012

Carré des écrivains 2012


Comme en 2011, je serai au Carré des écrivains, avec mes livres, dans la galerie marchande du Centre Bourse à Marseille (métro Vieux-Port)
le Samedi 17 Novembre 2012 de 14h à 19h.

Cette manifestation est organisée chaque année par le Comité du Vieux Marseille, de plus, du 5 au 17 Novembre se tiendra une exposition de photos d'Henri Diaz, photographe de rues dans les années 50-60
"Des artistes sur la Canebière"


27 oct. 2012

Statistiques des lecteurs


MERCI à tous ceux qui lisent ce blog !!!!!!!

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
EntréePages vues
France
13974
États-Unis
1197
Allemagne
451
Belgique
447
Russie
339
Canada
265
Suisse
158
Maroc
137
Italie
109
Espagne
85

23 oct. 2012

L'adresse d'EDILIVRE


Editions Edilivre - APARIS
175 boulevard Anatole France
Bat A, 1er étage
93200 Saint Denis
Tél : 01 41 62 14 40 / Fax : 01 41 62 1450
 www.edilivre.com


21 oct. 2012

Extrait du MASQUE DES HEROS

Page 11


"La litanie était longue, elle se poursuivait sur plusieurs pages, il finit par se lasser et referma le dossier d’un geste brusque. De ce ramassis de notes hétéroclites, aucune signification ne se révélait, tout cela ne voulait rien dire, mais Simon fut tout à coup pris de frissons, tandis que sa bonne humeur s’envolait. Il sortit sur la terrasse et s’assit sur une chaise métallique peinte en bleu, au milieu des vasques débordantes de fleurs, mais la sérénité du lieu ne put l’atteindre. Il était inquiet.
Il pensait connaître la raison de la drôle de manie de son fils, et il n’avait pas tort.
Les souvenirs le submergeaient, quelques mots griffonnés à la hâte, lus, il y avait bien longtemps, lui revenaient brusquement en mémoire…
Il était si jeune à l’époque…
Tout un épisode important de sa vie remontait à la surface, il soupira…
Peut-être qu’il n’aurait jamais dû raconter ça à son fils…
Non, il n’aurait pas dû…
Et pourtant, il voulait que cet enfant sache toute la vérité, il pensait bien faire en lui disant d’où il venait ; lui-même avait tellement souffert à cause de ça…
Il faut dire que c’était toute une histoire, celle de ses origines, celle de sa jeunesse, et, sans le souhaiter vraiment, il s’enfonça brusquement dans un passé vertigineux comme un plongeur en apnée !"


20 oct. 2012

Prologue

Extrait du "Masque des héros"
Page 7

"AVRIL 2010
Lorsque Simon ouvrit la fenêtre ce matin-là, le soleil inondait déjà le Vieux Port.
Aussitôt il se sentit de bonne humeur, il détestait les jours de pluie, et la chaleur ne lui faisait pas peur, bien au contraire, il aimait ça. Sous ses yeux, les voiliers se balançaient doucement en cadence en faisant miroiter leurs coques blanches sur l’eau, seul un timide clapotis froissait les flots avant de s’échapper en vagues rondes vers la passe qui menait au large.
Il ne se lassait pas de ce spectacle, qui valait bien les six étages à grimper pour le mériter ; en face de lui le fort Saint-Jean resplendissait, puissant et aux aguets, flanqué de la haute tour carrée du roi René, à l’entrée de la rade ourlée d’écume. De nombreux touristes, caméra en bandoulière, se promenaient en groupe sur le quai, en cette journée de printemps radieuse, et il ne regrettait vraiment pas d’avoir acheté ce vieil appartement quelques années plus tôt, alors que la flambée des prix sur l’immobilier ne s’était pas encore abattu sur Marseille. "

18 oct. 2012

Vient de paraître...

Mon nouveau livre vient de naître
pour y accéder, cliquez sur le lien suivant :

www.edilivre.com/le-masque-des-heros-mireille-rosato.html




15 oct. 2012

"Le masque des héros"


Le processus éditorial de mon dernier livre touche à sa fin, voici la quatrième de couverture :

« Marseille, un jour d’été comme un autre, ciel d’un bleu impeccable et soleil inratable : Simon se fige face à ce rectangle de carton qu’il tient entre les mains. Qu’est ce que sa mère faisait à Quiberon dans les années 70 ? Elle qui ne jure que par la Méditerranée et ses îles d’or ensoleillées, elle qui n’aime que les plages de sable fin, et les palmiers ? Il reste obnubilé par ce qu’il vient de découvrir : » 
Une vieille carte postale trouvée par hasard, sera à l’origine d’une quête sur ses origines qui mènera le jeune homme de la Provence à la Bretagne, lui qui est né au Liban, dans un pays en guerre…
Les héros, où sont-ils ? 
Et surtout sous quels  masques  se cachent-ils ?

11 oct. 2012

Edith Piaf

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort d'Edith Piaf, survenue le 11 Octobre 1963,
à l'âge de 48 ans
Une vie déchirée
Une voix déchirante

3 oct. 2012

Elie Boissin


 Peintre de marines, plongeur, il est l'auteur de nombreux livres sur la Provence. 
Dans :"Mémoire de Marseille, du mythe à la réalité"
il donne un sacré coup de canif à la bonne réputation de ce cher Protis, fondateur légendaire de notre Massalia, qui était un émigré athénien, chassé de Phocée par la guerre.

22 sept. 2012

Chanson de Brassens


                   LE 22 SEPTEMBRE

Un vingt-deux de septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous


13 sept. 2012

La Foire de Marseille


C'est pour bientôt !
Cette année, la gastronomie est mise à l'honneur, mais aussi tout ce qui touche à l'habitation, à la mode, à la beauté, aux loisirs, on peut même faire le tour du monde, puisque 47 pays sont représentés...


7 sept. 2012

La course des nuées

Extrait de "Comme un reflet d'éternité"
Page 31

"Le souvenir de la momie entrevue dans la tombe de la Vallée des Rois vint aussitôt le tourmenter. Cette femme lui ressemblait, aussi extraordinaire que cela puisse paraître !
Il était incapable de parler. Les bras ballants le long du corps, il leva les yeux pour voir ce qu’elle regardait de ses grands yeux aux reflets dorés. Son regard était posé sur le ciel, nappe sublime où des filaments de nuages traçaient d’étranges formes, d’intraduisibles signes au simple néophyte qu’il était. De sa petite embarcation, elle semblait diriger la course des nuées, inaccessibles navires lancés vers l’infini.
Pas un geste vers lui, pas un mot. Il finit par se lasser, et s’en retourna comme il était venu…
Alors, un étrange sourire de triomphe se dessina sur les lèvres rouges de la belle inconnue…"


Photos envoyées par M-J

3 sept. 2012

La rentrée


Dans "Le temps des secrets", Marcel Pagnol raconte avec humour les révisions que son père, qui était instituteur, lui faisait faire avant la rentrée des classes :

"- Donc, c'est demain, à dix heures précises, que nous commençons les révisions.
Le lendemain matin, en partant sous les dernières étoiles, j'annonçai la triste nouvelle à Lili. Il me consola de son mieux et me déclara que d'ailleurs, il allait être requis* lui­même pour le ramassage des «pommes d'amour»* d'hiver, et les premiers labours d'automne.
Je rentrai donc vers les dix heures... Mon père me fit faire une longue dictée qui racontait vainement les malheurs d'un roi imbécile nommé Boabdil.
L'après-midi, après un festival d'analyse logique et une courte récréation, il me fallut régler le débit de trois robinets, qui remplissaient un bassin, puis calculer les temps d'un cycliste qui s'efforçait - je ne sais pourquoi - de rattraper un cavalier dont la monture s'était arrêtée plusieurs fois pour boire. Après quoi, Paul fut convoqué pour écouter la lecture, que je dus faire à haute voix , des malheurs de Vercingétorix...
Ces leçons ne durèrent d'ailleurs que six jours, car il fallut redescendre  et définitivement  vers la ville, pour compléter d'autres préparatifs."
(en Provence, les pommes d'amour sont des tomates)


30 août 2012

Jour de mistral

Extrait de "La calanque perdue"
Page 149


                                LA CALANQUE PERDUE

"Un volet claqua brutalement ; allongé bien tranquille sur le sofa, Etienne sursauta, il n’avait pas envie de se lever, engourdi qu’il était par sa sieste habituelle, mais le bruit répétitif du bois tapant le mur du cabanon devenait particulièrement irritant. Avec un soupir, il se redressa et se traîna jusqu’à la fenêtre, il se pencha pour raccrocher le volet récalcitrant et reçut une grande gifle du vent en pleine figure.
Les pins se tordaient et les gabians piaillaient au-dessus de la calanque, signe qu’il faisait vraiment mauvais en mer. Depuis qu’il était venu s’installer ici, il ne se lassait pas du paysage qui s’offrait à ses yeux à chaque instant du jour. Ces rochers escarpés, ce bleu du ciel et des vagues, ce vert de la garrigue qui s’harmonisait parfaitement au décor, il n’en revenait pas. "


24 août 2012

Marseille vue de Notre Dame de la Garde

Extrait de "Comme un reflet d'éternité"
Page 58 :

"À certains endroits, des tours, des immeubles massifs, pointaient vers le ciel leurs masses imposantes, toutes quadrillées de fenêtres miroitantes. Le Vieux Port s’étirait en longueur comme un canal où s’alignait une flottille de petits bateaux qui ressemblaient à des jouets, vus de cette hauteur, tandis qu’au large, on pouvait voir le Château d’If, et des îles au relief rocheux de carte postale. Tout en admirant le bleu impeccable de la mer, qu’un petit mistral ridait d’artistique façon, elle s’aperçut que le soleil était revenu, lavant le ciel et l’onde d’un indigo irrésistible. Elle sentit le vent tourbillonner autour d’elle, froissant doucement le châle qui enveloppait ses épaules, et sans savoir pourquoi, elle pensa à la douce tendresse de sa mère, disparue trop tôt."





18 août 2012

Nouvelle parution


La parution de mon prochain livre : 
LE MASQUE DES HEROS,
 est prévue pour la rentrée; 
au même moment où se prépare la grande course aux prix littéraires, quand tous les auteurs à la mode joue des coudes pour faire paraître leur dernière oeuvre... Inutile de préciser que c'est un pur hasard...Mais un hasard qui m'amuse...
Consciente de figurer bien loin du peloton de tête, je décide donc, de me décerner en toute simplicité :
 le PRIX de l'Auteur le plus Chanceux de l'Année !
Parce que j'ai la chance d'aimer écrire, parce que j'ai la chance d'être publiée, parce que j'ai la chance d'avoir des lecteurs qui m' apprécient et qui me le disent.
J'en profite pour dédier ce dernier roman à tous ceux qui me font le plaisir de lire mes ouvrages, et de les faire connaître en les prêtant autour d'eux, car je maintiens mon idée : un livre réussi, ce n'est pas un livre qui s'achète, c'est un livre qui est lu !

Je serai comme l'année dernière présente au Carré des écrivains à Marseille, le 17 Novembre 2012, et comme aurait dit ce cher Molière:
"La place me sera heureuse à vous y rencontrer."


15 août 2012

Sainte Marie


Ma version préférée de l'AVE MARIA de Gounod
chantée avec une extrème sensibilité par Johnny Mathis

12 août 2012

"Seigneur du vent et du soleil"


Extrait de LA CALANQUE PERDUE
Page 147

"C’était vrai, depuis toujours, la côte avait été protégée des attaques des gros bateaux grâce à ces calanques si profondes et si difficiles à pénétrer, des merveilles de la nature.
Pour l’heure, au loin croisait un yacht de la plus belle apparence, il avançait paisiblement avec sa longue coque blanche, élégante et racée.
Katy songea aux gens de la bonne société qui devaient l’occuper ; aux corps des belles filles à demi nues, alanguies sur le pont, aux histoires érotico sentimentales qui devaient en découler et qui déchaînaient chaque été les journaux à sensations ; Que de récits de passions en perspective, de rencontres, d’émois, éphémères ou éternels, chauffés à blanc par un soleil implacable !
Mais ce monde là ne serait jamais le sien, elle le savait maintenant ; une distance insurmontable les séparait… son royaume ne serait jamais le leur, il était impénétrable. Le sien était défendu par les cris des gabians, protégé par le souffle du vent dans ses cheveux, gardé par le chant incessant des cigales, une muraille infranchissable… les seigneurs du Sud se transmettent leurs privilèges de générations en générations. Ils savent les sentiers tapissés d’aiguilles de pin, où des inondations de lumière ont vu leurs petits, jour après jour, savourer les chemins de merveilleux étés, pour leur donner le goût du bonheur à jamais possédé."


7 août 2012

La montagne


J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes !
Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux
Sur le linceul d'argent qui recouvre leurs cimes ;
Le soc s'émousserait à leurs pics anguleux.

Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles ;
Rien qui rappelle l'homme et le travail maudit.
Dans leur air libre et pur nagent des essaims d'aigles,
Et l'écho du rocher siffle l'air du bandit.

Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ;
Ils n'ont que leur beauté, je le sais, c'est bien peu ;
Mais, moi, je les préfère aux champs gras et fertiles,
Qui sont si loin du ciel qu'on n'y voit jamais Dieu !

Théophile Gautier (1811-1872)

5 août 2012

La mer

La mer
Qu´on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d´argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie

La mer
Au ciel d´été confond
Ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergère d´azur
Infinie

Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées

La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d´une chanson d´amour
La mer
A bercé mon cœur pour la vie
CHARLES TRENET  ( 1913-2001)

28 juil. 2012

Beaumarchais vu par Voltaire

"Quel homme ! il réunit tout, la plaisanterie, le sérieux, la raison, la gaieté, la force, le touchant, tous les genres d’éloquence ; et il n’en recherche aucun, et il confond tous ses adversaires, et il donne des leçons à ses juges. " 
Extrait d'une lettre de Voltaire à D'Alembert

24 juil. 2012

Festival d'Avignon

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

C'est le moment d'aller faire un tour en Avignon, où le festival OFF décore la ville d'une multitude d'affiches et où les rues retentissent de musiques et de chansons...
Vous pourrez y voir "Le mariage de Figaro" en version tendance "Comedia dell'Arte", le tout orné des beaux airs de Mozart, une version amusante qui a beaucoup de succès.

23 juil. 2012

Bécaud

Gilbert Bécaud est né en 1927 à Toulon, en Provence, et il est mort à Paris en 2001, après une belle carrière de chanteur compositeur, il était aussi pianiste et parfois acteur.

Louis Amade (1915-1992) était son parolier, il a écrit les paroles d'un grand nombre de chansons, mais il était aussi Préfet, et donc, fonctionnaire de police.

20 juil. 2012

Les marchés de Provence



Gilbert Bécaud
LES MARCHÉS DE PROVENCE

Paroles de Louis Amade


Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melons et céleris
Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J'ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s'interpelle
Le matin au marché

Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d'abricots?
Voici l'estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques oeillets?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas

14 juil. 2012

Prise de la Bastille


Il faisait très chaud à Paris, le mardi 14 Juillet 1789, la misère sévissait depuis longtemps, et c'est le renvoi du ministre des finances Necker qui a provoqué la colère du peuple. Avec lui disparaissait le dernier espoir de voir les choses s'arranger. 
La Bastille était une vieille forteresse qui ne contenait que de rares prisonniers politiques, mais on y avait stocké des munitions, ce qui en faisait une cible pour les émeutiers. La prise de la Bastille est devenue un symbole par la suite, et on la fête comme l'avènement de la République en France.

Cliquer sur le texte pour l'agrandir

9 juil. 2012

Les Catalans


LE COMTE DE MONTE CRISTO
Tome I
Chapitre III
"À cent pas de l'endroit où les deux amis, les regards à l'horizon et l'oreille au guet, sablaient le vin pétillant de La Malgue, s'élevait, derrière une butte nue et rongée par le soleil et le mistral, le village des Catalans.
Un jour, une colonie mystérieuse partit de l'Espagne et vint aborder à la langue de terre où elle est encore aujourd'hui. Elle arrivait on ne savait d'où et parlait une langue inconnue. Un des chefs, qui entendait le provençal, demanda à la commune de Marseille de leur donner ce promontoire nu et aride, sur lequel ils venaient, comme les matelots antiques, de tirer leurs bâtiments. La demande lui fut accordée, et trois mois après, autour des douze ou quinze bâtiments qui avaient amené ces bohémiens de la mer, un petit village s'élevait."
C'est là que vit Mercédès, la fiancée d'Edmond Dantès, "une belle jeune fille aux cheveux noirs comme le jais, aux yeux veloutés comme ceux de la gazelle"...
De nos jours, le quartier des Catalans existe toujours à Marseille, ainsi que la plage qui porte le même nom, il se situe pas très loin du château du Pharo.

 

6 juil. 2012

Le Château d'If


C'est un des endroits les plus visités par les touristes pendant l'été, en effet, c'est là, à Marseille, qu'Alexandre Dumas (1802-1870) situe le début de son célèbre roman :
 "Le Comte de Monte Cristo"
Il semble qu'il se soit inspiré d'un fait divers de l'époque: l'internement arbitraire d'un détenu pour des raisons politiques, à la forteresse du Château d'If, et qu'il avait trouvé dans un livre relatant les archives de la police  : "La police dévoilée" de Jacques Peuchet (1758-1830)
Si le nom d'Edmond Dantes a été inventé,  l'abbé Faria, a vraiment existé, il était professeur de philosophie au lycée impérial (actuellement lycée Thiers), il se disait magnétiseur et versait dans les sciences occultes. Il a été renvoyé en 1811, pour avoir poussé ses élèves à se révolter contre le proviseur ! On murmure qu'il aurait été envoyé au frais au Château d'If, pendant quelques temps, mais sans certitude...Il est mort en 1819 à Paris après avoir écrit un ouvrage sur le somnanbulisme, qu'il avait longtemps étudié et qui s'intitulait : "De la cause du sommeil lucide".
Quant à l'île de Monte Cristo, elle se situe aux larges des côtes italiennes, pas loin de la Corse, c'est un îlot rocheux très aride, qui contient peut être un trésor dans ses grottes, allez savoir...

4 juil. 2012


BONNES 
                     VACANCES
                                                     

29 juin 2012

Figaro

"Parce que vous êtes un grand Seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places : tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus ; du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter? "
LE MARIAGE DE FIGARO
'(Acte V)

Ce Figaro, un barbier qui se heurte à l'autorité de son maître, un comte, ressemble beaucoup à son auteur Beaumarchais, rusé par nécessité, il connut des fortunes diverses dans sa vie, et pour la petite histoire, c'est lui qui est à l'origine de la loi sur les droits d'auteur qui date de la Révolution...


28 juin 2012

Beaumarchais

Pierre-Augustin Caron (1732-1799) était fils d'horloger, il était intelligent, avait beaucoup de charme et un grand sens des affaires...Il ne devint Caron de Beaumarchais qu'en achetant son titre. Il est surtout connu pour être l'auteur du "Barbier de Séville" et du "Mariage de Figaro".
Dans le film "Beaumarchais, l'insolent!" tourné en 1996, d'Edouard Molinaro, on voit bien que Beaumarchais a été un de ceux qui ont préparé la Révolution française autant par ses écrits que par ses actes.

25 juin 2012

L'éloge de la calomnie


Célèbre tirade de Beaumarchais, extraite de sa pièce:
"Le barbier de Séville"
qui démontre que l'on peut porter tort à quelqu'un, simplement en faisant courir de faux bruits...
Méthode toujours d'actualité...et encore renforcée par l'anonymat des pseudos sur Internet...

" La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et pianopiano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

21 juin 2012

Les lavandières


Autrefois, "avoir l'eau au robinet" était un luxe, les femmes allaient faire la bugade (la lessive) au lavoir du village, avec chacune leur savon et c'était l'occasion de discuter et de médire sur les uns et les autres.

JEAN SICCARDI
La source de saint Germain
 Page 54