15 août 2017

15 Août

 Bonne Fête à toutes les Marie, Myriam,et Mireille !
 
 
                                                                       

21 juil. 2017

Le chateau de La Buzine

 
Nombreuses animations cet été au château de La Buzine à Marseille, qui est en fait "le château de ma mère" de Marcel Pagnol
Pour avoir tous les détails, allez sur le site :
 


8 juil. 2017

Etre jeune


A quelques jours de mon anniversaire, me reviennent les vers célèbres de Ronsard :
" Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame,
 Le temps non, mais nous, nous en allons..."
 
En contre point, je ne peux m'empêcher de citer le beau texte de Samuel Ullman sur la perte de la jeunesse..;
"La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination...
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années; on devient vieux parce qu'on a  déserté son idéal. Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l'âme...
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille, il demande, comme l'enfant insatiable : et après ? Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini. "
 
 
 
 
 

8 juin 2017

Extrait des " Romances du vent "


Début de la nouvelle: " L'odeur du pastis et des olives "

Page 9
 
Quand Romuald sortit de la gare Saint Charles ce matin là, il respira un grand coup, heureux de se retrouver à Marseille après dix ans d’absence.

Le ciel était aussi gris qu’à Paris mais la chaleur bien supérieure à celle qu’il venait de quitter quelques heures plus tôt, il se dit qu’il avait dû perdre l’habitude…Au sortir du TGV climatisé, la moiteur ambiante le replongea brutalement dans son passé et il eut soudain la sensation de faire un grand saut en arrière. Un rapide coup d’œil à sa montre lui prouva qu’il avait encore pas mal de temps libre avant son rendez-vous d’affaires. Alors, il eut envie de descendre sur le port, pour voir…

Il dégringola les majestueux escaliers de la gare sans même les voir, dévala le boulevard d’Athènes et tournant en angle droit, il descendit la Canebière au pas de course. Sanglé dans son élégant costume, et le porte-documents sous le bras, aucun de ses anciens camarades n’aurait pu le reconnaître, ainsi vêtu. Il y avait un monde fou qui déambulait dans tous les sens, et il surprit au passage des phrases et des bouts de conversations dans des langages inconnus de lui, ce brouhaha ambiant le replongea dans un bain de foule qui lui sembla un bain de jouvence. Arrivé sur le Quai des Belges, avant même d’atteindre la brasserie dans laquelle il travaillait dans sa jeunesse, il leva la tête, une grande nappe de ciel bleu venait de faire son apparition, grâce à un petit mistral de saison et son regard se porta au premier étage d’un antique bâtiment à la façade vermoulue. La fenêtre ouverte sur le Vieux Port laissait échapper un rideau aux couleurs délavées qui flottait au vent comme un drapeau, il prit cet envol comme un signe de bienvenu. Quelqu’un habitait toujours là, et il souhaita très fort que ce quelqu’un soit la personne qu’il désirait tant revoir. L’entrée à demi ouverte donnait sur un couloir sans âge, il s’engouffra dans les escaliers branlants et donna trois petits coups sur le bois jaunâtre de la porte où ne figurait aucun nom mais qu’il aurait reconnue entre mille. Quand elle s’ouvrit, il se trouva  face à un vieillard aux longs cheveux blancs et à la barbe de prophète. Il hésita un court instant puis hasarda :

«  Bonjour Monsieur, pardon de vous déranger, mais je cherche… »




25 mai 2017

" La quête" chantée par Jacques Brel

 
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.

Aujourd'hui, fête de l'Ascension, pour les chrétiens, (le jour où Jésus est monté aux cieux devant ses disciples) ; au moment où résonne encore le bruit des attentats dans le monde, que faire, sinon lutter avec toute la patience possible en continuant à croire que l'amour vaut mieux que la guerre;