14 janv. 2018

Journée des migrants


Extrait des ROMANCES DU VENT
Page 39-40

 "LE RITAL"


 On était au début du XXième siècle, la misère sévissait dans le sud de l’Italie.

 L’homme en avait assez, la vie était trop dure dans son pays ; alors, il s’était arraché tout seul de son village natal, comme une plante qui végète et aspire à plus d’espace. Il avait décollé ses semelles du sol que tous ses ancêtres avaient foulé avant lui, bien décidé à porter ses pas ailleurs, loin, dans un autre territoire,  qu’il voyait accueillant dans ses rêves.

En partant, il n’emmenait que le strict nécessaire,  il ne s’est pas aperçu de notre présence. Mais nous, on ne pouvait pas le laisser partir comme ça, ce n’était pas possible, les anciens  nous en auraient voulu, surtout ceux qui n’étaient plus de ce monde, les pères de ses pères, et même la poussière du chemin qui est notre mère, nous ont donné l’ordre de le suivre.

Il ne voulait plus entendre parler de sa parcelle de terre, monticule pelé, aride, ingrat, sur lequel rien de comestible ne voulait pousser. Rayés de sa mémoire, les vieux du village qui pleuraient son départ, oublié le soleil de plomb qui vous tanne la peau, et vous plombe la tête ;  il avait décidé de vivre là où le climat serait doux et frais, où les arbres porteraient des fruits juteux et sucrés.

Ses pas, il les mettait dans ceux de cet inconnu parti au lendemain de sa naissance, assommé de chagrin parce que sa mise au monde avait coûté la vie à sa mère. Ce jour là, son père avait tourné le dos, et on ne l’avait jamais revu…

Son bagage n’était pas bien lourd, mais ses bras étaient solides, il était jeune et fort ; en marchant vers le bateau, il avait un sourire conquérant, il était prêt à aimer tous ceux qu’il rencontrerait, avec ses longs cheveux au vent, il ressemblait à un chevalier partant pour la croisade.

Nous, on n’a rien dit, on a fait semblant de ne pas être là, on a bien compris que ce n’était pas le moment de se manifester. A l’époque, je n’avais pas encore besoin de canne pour marcher, et mon frère, le balafré, avait aussi de bonnes jambes malgré son visage à demi ravagé par le feu de Dieu, qui un jour était tombé sur lui. On a suivi de loin, harnachés à nos sacs à dos, attentifs à ne pas le perdre dans la foule, une fois arrivés au port.

Il est parti plein d’espoir et de bonne humeur ! "


 

1 janv. 2018

Bonjour 2018

Bonne Année !
Je vous souhaite la Paix du cœur et de l'esprit pour vous et tous les vôtres

 
 
 
 
 

23 déc. 2017

Noël : ne pas oublier...

que la fête de Noël, c'est la naissance de Jésus
Sous les fleurs, les guirlandes et les bonbons,
souvenons nous que ce bébé est né dans une étable,  parce qu'il n'y avait pas de place
pour  lui à l'auberge, de plus ces sans logis
devront fuir en Egypte pour échapper aux
persécutions du roi Hérode
Pourtant le message de Jésus est un message d'amour et de paix  centré sur le partage et la
fraternité...


8 déc. 2017

Les enfants de la guerre...

ont-ils un Noël ?

Pas de ponctuation dans ce poème de Jo Ros, destiné à être lu à haute voix, en public selon l'habitude de l'auteur.
 Extrait de son  recueil : "Sirènes de Syrie ou d'ailleurs"
                                         Editions des fédérés
( 31 poèmes pour les 31 jours du mois de Janvier 2017 )
 
"Ils sont sous les bombes
sous les toits démantelés
dans les fosses caves sombres
au pied des immeubles rasés
comment vivent-ils là
nourris de pains avariés
enfants privés d'école
adultes criant leurs maux
mères aux seins ridés secs
hommes aux paroles mutilées
ils sont loin ils sont là à terre
leur linge sèche-t-il au vent
les basses-cours existent-elles
les jouets sous les paillasses
entre deux tirs dames et dominos
claquent sur l'échiquier bruyant
ont-ils des crayons des papiers
des fusains pour donner à voir
cette vie cachée par la honte
Nationale et I-Mondiale."
 
 

2 déc. 2017

La neige !


Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau."

Poème de Jacques Prévert

Il neige en ce moment sur Marseille une pluie de flocons qui fondent arrivés au sol comme le bonhomme de Prévert, mais arrivent quand même à s'accrocher à la crête des collines autour de la ville...

19 nov. 2017

Salut les amis !


Ambiance chaleureuse hier après-midi au CENTRE BOURSE, beaucoup de monde...Merci à tous ceux qui sont passés me voir !!!

 

10 nov. 2017

Carré des Ecrivains


 
Je serai fidèle au poste cette année encore, avec mes livres, bien entendu...
Le samedi 18 Novembre de 14 à 18 h dans le hall du Centre Bourse !