27 avr. 2021
" La lettre d'amour "
10 avr. 2021
Il pleut, il pleut, bergère !
" Il pleut, il pleut bergère
Rentre tes blancs moutonsAllons sous ma chaumière
Bergère, vite allons
J'entends sous le feuillage
Voici, venir l'orage,
Voici l'éclair qui luit."
3 mars 2021
LA DERNIERE RENCONTRE
Extrait de "LA CALANQUE PERDUE"
Page 109
" Il faisait un vent de tous les diables ce jour là.
Le ciel était en colère, les arbres se tordaient de rage, les rues hurlaient à
la mort dans une cacophonie épouvantable de klaxons déchaînés.
Elle avançait péniblement, ses rhumatismes la
transperçaient de douleurs aiguës à chaque pas, elle y voyait mal, luttant
contre les rafales qui menaçaient de l’abattre à chaque instant. A un moment,
elle s’appuya dans l’embrasure d’une porte pour reprendre haleine ; le
souffle lui manquait ; son regard se porta machinalement de l’autre côté
de l’avenue, et c’est là qu’elle le vit, assis au volant d’une voiture en
stationnement. Il avait à peine changé, elle l’aurait reconnu n’importe où,
pourtant il avait disparu de sa vie depuis bien longtemps.
Alors, lui
revint en mémoire, les mots qu’il avait coutume de lui dire pour la consoler de
ses chagrins d’enfants :
« T’en fais pas ; tous les deux, quand on sera
grand, on partira en Amérique… »
Il y avait bien cinquante ans de ça…"
16 févr. 2021
Raymond Lévesque ( 1928- 2021 )
Mort du poète canadien à l'âge de 92 ans; auteur du célèbre "Quand les hommes vivront d'amour " il était foncièrement pacifiste et n'avait pas peur de le dire.
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère
Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu mauvaise partie...
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
Qu'il n'y aura plus de misère,
Peut-être songeront-ils un jour
A nous qui serons morts, mon frère
Nous qui aurons, aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront, alors, mon frère,
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici bas c'est le prix
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère et
Commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
5 févr. 2021
Poème de demande
" Ne pleure pas sur ce que tu as perdu,
lutte pour ce que tu as.
Ne pleure pas sur celui qui est mort,
Lutte pour ce qui est né en toi.
Ne pleure pas sur qui t’a abandonné,
Lutte pour celui qui est avec toi.
Ne pleure pas sur ton passé,
Lutte pour ton présent.
Ne pleure pas sur ta souffrance,
Lutte pour ton bonheur.
Avec toutes les choses qui nous arrivent,
nous apprenons que tout problème a sa solution :
Il faut simplement aller de l’avant.
JOSE MARIO BERBOGLIO
plus connu sous le nom de PAPE FRANCOIS
15 janv. 2021
EXTRAIT des LETTRES DE MON MOULIN
LE SECRET DE MAÎTRE CORNILLE
Francet Mamaï, un vieux joueur de fifre, qui vient de temps en temps faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m’a raconté l’autre soir un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque vingt ans. Le récit du bonhomme m’a touché, et je vais essayer de vous le redire tel que je l’ai entendu.
Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis devant un pot de vin tout parfumé, et que c’est un vieux joueur de fifre qui vous parle.
Notre pays, mon bon monsieur, n’a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd’hui. Autre temps, il s’y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre… Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c’était plaisir d’entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des aides-meuniers… Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d’or. Moi, j’apportais mon fifre, et jusqu’à la noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays.
Alphonse Daudet ( 1840 - 1897 )
1 janv. 2021
Nouvelle année
A l'aube de cette nouvelle année, me revient en mémoire cet ancien adage plein de sagesse :
" La vie, ce n'est pas attendre que les orages passent;C'est apprendre à danser sous la pluie !"
Bravo à Gene Kelly dans le film " Dansons sous la pluie " ( 1952 )




