Extrait de "Comme un reflet d'éternité"
Page 131
21 août 2011
17 août 2011
Anagramme et Palindrome
J'ai toujours aimé jouer avec les mots...Qu'ils soient croisés, fléchés, cachés, ou en désordre, j'adore les remettre en place ! Quoi de mieux, l'été, qu'une chaise longue, un stylo et un journal quelconque, pourvu qu'il soit garni de jeux de mots...
Les anagrammes existent depuis l'Antiquité, nos ancêtres s'amusaient déjà à mélanger les lettres d'un même mot pour en former un autre, et plus tard, le poète Paul Verlaine, dans "Les poètes maudits" forme un anagramme avec son nom en se faisant appeler : Pauvre Lillian !
Les palindromes ( étymologiquement, en grec ancien cela veut dire : marche arrière) sont des phrases qui peuvent se lire dans les deux sens, c'est à dire de gauche à droite mais aussi de droite à gauche, tout en gardant la même signification; un exemple très connu a été fait avec le nom du fabuliste grec Esope, et cela donne :
"Esope reste ici et se repose"
Si on prend la phrase à l'envers, on lit la même chose.
Allez, je vous envoie une carte postale de vacances...
13 août 2011
7 août 2011
L'orientalisme en Europe
Si vous passez par Marseille cet été, n'oubliez pas d'aller voir la belle exposition qui se trouve actuellement au Musée de la Vieille Charité, sur le thème de l'Orientalisme...120 tableaux, de Delacroix à Matisse, tous plus beaux les uns que les autres !!!
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
2 août 2011
Où l'on reparle de Jean Contrucci...
"La somnambule de la villa aux loups" !
C'est le titre prometteur du prochain épisode des Mystères de Marseille, qui paraîtra en Septembre; j'ai découvert la nouvelle en allant sur le site de Jean Contrucci. J'ai déjà dit combien j'apprécie cette série que je suis avec plaisir comme beaucoup d'autres lecteurs.
Mais cet auteur marseillais a écrit d'autres ouvrages, tout aussi intéressants, parmi les romans, mon préféré c'est : "Un jour, tu verras..." qui raconte la rencontre entre deux quadragénaires désabusés à qui la vie a réservé encore quelques surprises...
Il existe aussi un recueil de nouvelles qui s'intitule: "Suite provençale" et qui m'a toujours fortement impressionnée; s'il n'y avait que deux mots pour exprimer le talent de l'auteur, je dirai: Vérité et Humour, car l'un et l'autre sont bien aiguisés chez Jean Contrucci ! Il ne mâche pas ses mots pour dire ce qu'il pense, mais il le dit avec élégance et en laissant le lecteur face à la réalité...
30 juil. 2011
"L'âme des poètes"
C'est une chanson de Trénet indémodable et que j'apprécie beaucoup; en effet, quel honneur pour un poète ou un écrivain de laisser derrière lui, longtemps après sa disparition, quelques mots pour distraire, consoler, faire rêver les gens...
28 juil. 2011
Edmond et Rosemonde
Edmond Rostand est né à Marseille en 1868, et à sa mort, en 1918, il a été enterré au cimetière Saint Pierre de la ville. Il a écrit surtout des pièces de théâtre, et en 1890, il a épousé Rosemonde Gérard qui lui a donné deux fils, dont l'un devint un biologiste renommé. A l'époque, la jolie jeune femme écrivait des poèmes et des chansons avec succès.
Elle n'est plus connue aujourd'hui que par ces mots, que l'on trouve gravés sur des médailles dorées:
"Car vois- tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain."
Ces vers sont extraits d'une chanson dont voici deux couplets :
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai, tout en branlant de la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux ;
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai, tout en branlant de la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux ;
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -
Qu'importeront alors les rides du visage
Si les mêmes rosiers parfument le chemin.
Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs, s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens ;
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens ;
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour, je t'aime davantage,
Aujourd'hui PLUS QU'HIER et bien MOINS QUE DEMAIN
- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -
Qu'importeront alors les rides du visage
Si les mêmes rosiers parfument le chemin.
Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs, s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens ;
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens ;
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour, je t'aime davantage,
Aujourd'hui PLUS QU'HIER et bien MOINS QUE DEMAIN
Rosemonde avait écrit cela pour son mari, mais la belle image idyllique ne résista pas au temps, et n'empêcha pas son époux de la tromper et de la quitter...
Il nous reste ses vers, et comme le disait si bien Charles Trénet:
"Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues..."
Inscription à :
Articles (Atom)